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Commémoration de l’Appel du 18 juin 1940 à Montrouge

Article publié le jeudi 18 juin 2009


Afin de commémorer l’Appel du 18 juin 1940, l’UMP de la 11ème circonscription déposera une gerbe à 19h30, jeudi 8 juin, au pied de la stelle commémorative. Rendez-vous à Montrouge à l’angle de la rue Barbès et du boulevard du Général de Gaulle.

L’Appel du 18 juin 1940 est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC. Ce discours est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française dont il demeure le symbole.

Les circonstances de l’appel du 18 juin

Le général de Gaulle arrive à Londres le 17 juin 1940 dans le but de négocier avec les alliés britanniques la poursuite du combat. L’après-midi du 17 juin, il rencontre le Premier ministre britannique Winston Churchill et lui expose son plan de poursuite du combat dans l’éventualité de la capitulation du gouvernement français exilé à Bordeaux. Winston Churchill accepte que le général de Gaulle s’exprime sur les ondes de BBC. Le soir même, le maréchal Pétain, nouveau chef du gouvernement français, annonce son intention de signer l’armistice. Après avoir écouté le Premier ministre britannique et le général décident que ce dernier s’exprimera à la radio le lendemain.

Le 18 juin à 18h, installé derrière un micro de la BBC, le général lit son discours. C’est un appel à poursuivre le combat malgré la victoire des Allemands, car pour lui la défaite de la bataille de France ne signifie pas la fin de la guerre. Ainsi, il invite les soldats français à rejoindre les alliés pour continuer à se battre. Dès lors, Charles de Gaulle s’engage dans la voie de la résistance et marque le début de la France Libre.

Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n’a pas été enregistré.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

Source : Fondation Charles de Gaulle

Portfolio

Affiche placardée en France, au mois d'août 1940 Churchill et de Gaulle Le général de Gaulle au micro de radio Londres La croix de Lorraine symbole de la France Libre

P.-S.

Pour en savoir plus : Fondation Charles de Gaulle