Article publié le mercredi 6 janvier 2010
A la demande de Jean-Louis Borloo Ministre d’Etat de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, Thierry Virol a été promu au grade de chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 31 décembre 2009. Thierry Virol était déjà chevalier de l’Ordre National du Mérite.
Entre 1791 et 1793, la Révolution supprima toutes les distinctions. Le Consulat, par arrêté du 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799) complété par l’arrêté du 21 thermidor an IX (9 août 1801) institua les armes d’honneur afin de distinguer les soldats ayant accompli une action d’éclat. Ces armes, garnies en argent, portaient une inscription nominative et leur attribution donnait droit à un supplément de paie.
Ce système de récompenses ne s’adressant qu’aux militaires, la France ne possédait plus de système de récompenses complet. Bonaparte, conscient de la nécessité de rétablir ce principe, envisagea début 1802 de créer une institution qui porterait le nom de Légion d’honneur. Pour en savoir plus sur les armes d’honneur, cliquez sur le lien : Fichier joint : armes_d’honneur.pdf La Légion d’honneur s’inscrit dans le programme de réorganisation de la Nation, au même titre que le code civil, le Conseil d’Etat, la Cour des Comptes, le corps préfectoral, et les grandes écoles...
« Je défie, déclarait le Premier Consul, qu’on me montre une République ancienne ou moderne dans laquelle il n’y a pas eu de distinctions (...). Les Français (...) n’ont qu’un sentiment, l’honneur. Il leur faut donc donner un aliment à ce sentiment-là ; il leur faut des distinctions. »
Le 29 floréal an X (19 mai 1802), fut promulguée la loi portant création et organisation de la Légion d’honneur, après avoir été adoptée par le Corps législatif par 166 voix sur 276 votants.
La nouvelle Institution se voulait un corps d’élite destiné à réunir le courage des militaires aux talents des civils, formant ainsi la base d’une nouvelle société au service de la Nation. Le 14 floréal an X (4 mai 1802), Bonaparte déclarait en effet au Conseil d’Etat : "Si l’on distinguait les hommes en militaires ou en civils, on établirait deux Ordres tandis qu’il n’y a qu’une Nation. Si l’on ne décernait des honneurs qu’aux militaires, cette préférence serait encore pire car, alors, la Nation ne serait plus rien."
A sa création, la Légion d’honneur était composée de quatre grades (légionnaire, officier, commandant, grand officier). La dignité de grand aigle ou grande décoration ne fut créée qu’en 1805 (30 janvier). Hors action d’éclat, une durée de services de vingt-cinq ans fut requise tant pour les services militaires en temps de paix, que pour les les fonctions civiles. Les titulaires de la Légion d’honneur après réception d’une lettre d’avis, devaient prêter serment. Ils le firent à la République, puis à l’Empire après la proclamation du régime le 29 floréal an XII (19 mai 1804).